Une aventure sans comparaison…

Chercher la panthère des neiges… voila un titre qui présage de l’aventure, mais quand on cherche un peu …. lorsqu’à ce nom on associe le mot “Spiti valley”, cela donne le ton.

Pour celles et ceux qui ne le savent pas, Spiti et son village Kibber, sont, selon un logiciel bien connu de cartographie, totalement isolés durant l’hiver. Or, c’est là que nous sommes allés passer un mois (pour certains). Le périple pour atteindre Kibber passe par une des routes classées parmi les 10 plus dangereuses au monde.

Ravins à flanc de route, “shooting stones” (pierres qui tombent de plus haut et qui, avec la vitesse, sont responsables de bien des accidents et décès sur cette route), glissements de terrain et avalanches sont parties prenantes de ce périple.

Normalement, il faut 2 jours pour rejoindre Kibber mais cette année, alors que j’ai dû emprunter 4 fois cette route, lors de l’arrivée du second groupe de participants, un glissement de terrain a prolongé le trajet d’une journée…

Une fois sur place, c’est une tempête de neige qui nous a cloué au gite..

Et si cela ne suffisait pas, au retour, vu les tensions naissantes entre le Pakistan, et l’Inde, nous avons eu des vols détournés, annulés, ratés, … bref, la panthère se mérite et ce voyage n’est pas fait pour tout le monde. Maintenant vous voila avertis, mais les clichés que vous cherchez en valent probablement la peine. Pas de panthère à 2 km en ombre chinoise, mais parfois à moins de 200m… ce qui n’est pas donné à tous.

L’année prochaine, j’organise 3 sessions en février et mars. Une vidéo du dernier séjour va sortir, … avec quelques images plutôt étonnantes.. alors ne trainez pas si vous voulez venir l’année prochaine. Chaque session compte maximum 11 participants (comme cela le gite est juste à nous..) et un guide francophone. Personnellement je nous pourrais encadrer qu’une seule session mais rassurez-vous, les deux guides qui s’occuperont des deux autres sessions seront à la hauteur de vos attentes!

A coté de ces sessions, comme j’ai, à la demande de mes amis indiens, conclu un partenariat exclusif pour la France, la Belgique et la Suisse, que vous soyez particulier, guides ou agences, n’hésitez pas à me contacter..

Il y a ceux qui partent en vacances et ceux qui partent en voyages!

Frontières ouvertes, frontières fermées… cette pause obligée qui nous obligent à peaufiner, diversifier notre profession

Quand les horizons sont flous, indéfinis imposés par ce virus nous impose une pause, et ce, pour une période qui, elle aussi est floue.. dépendant à la fois des mesures de notre propre pays, mais aussi de celles des autres… de tous les autres, avec leurs calendriers et conditions propres.. cela devient un casse tête pour organiser et planifier..

Alors, on s’occupe, on imagine, on prospecte depuis son bureau… (en étant fermé plus d’une semaine par mois, depuis mars.. aucun voyage n’est prévu à la vente avant novembre 2020… )

2020? Fini? Difficile à dire mais ce qui est clair c’est que la prudence me pousse à prévoir un 2021 plus Européen que jamais. Pourquoi? Sans doute est-ce plus prévisible ou accessible.. ou coordonné au niveau de mesures et conditions imposées aux voyageurs.

Bien sûr, je ne laisse pas aux oubliettes les voyages plus lointains, mais je me limiterai, pour 2021, à celui que je maitrise le mieux, la Panthère des neiges dans la vallée de Spiti. Cette mission sera confiée à 3 guides de haut vol que je présenterai prochainement, alors que moi, je resterai pour développer ce nouveau projet …

Je vais donc me focaliser sur le Nord de l’Europe via un partenariat, avec deux belles personnes, qu’il me tient à coeur de mener à bien et qui reste, encore pour l’instant, un peu secret ;o) Ce partenariat verra les conditions générales de vente devenir plus exigeantes.. non pas spécialement envers vous, mais envers la NATURE. Ayant toujours eu, à une exception près (qui confirme la règle dit-on), que des personnes responsables et engagées vis à vis de la Nature, du respect de l’environnement, .. je continuerai sur cette lignée et en demanderais d’avantage aux participants quand à leur implication pré et post voyages. Il faut que ce soit mieux après notre passage, qu’avant notre venue. Une politique particulièrement exigeante que nous essayerons, ensemble, de rendre exemplaire. Il est temps, nous pensons (les 3 mousquetaires – sans les nommer encore), de montrer l’exemple et d’en finir avec la “consommation photographique de nature” sans contrepartie.

Bien que financièrement fortement impactés, et pour une durée indéterminée comme je le mentionnais plus haut, nous nous serrons les coudes et pensons que cette collaboration sera un mieux pour vous, en plus d’unir nos forces et compétences. Le temps dira si nous avions pris la bonne direction, mais nous en sommes intimement convaincu. Ne dit-on pas “seul on va plus vite, ensemble on va plus loin”?

En ce qui me concerne, je ne peux rien prévoir avant Novembre et la Norvège. Mais dès que la collaboration sera officialisée, vous découvrirez de beaux projets et de belles alternatives à cette consommation photographique (prônées par certains) sans contrepartie pour la Nature.

Restez attentifs.. je pressens du nouveau vers Septembre ;o)

Portez vous bien et prenez soin de vous et des vôtres.

“Il y a ceux qui partent en vacances. Et puis il y a ceux qui partent en voyages”

Malin le loup..

Il y a quelques jours, un loup a été signalé, errant, entre Anvers et Bruxelles (soit les deux plus grosses villes de Belgique). Il s’est avéré que ce loup est un jeune mâle erratique à la recherche d’un territoire ou s’établir. La région ne correspond cependant pas du tout à ces critères et il ne va pas trainer dans la région.

Sachant cela, je suis allé avec quelques amis essayer de le croiser… difficile. Un loup, cela reste un loup et encore plus en milieu aussi urbanisé. Mais en soi.. c’est plus facile qu’en pleine forêt. Je m’explique. Quand en forêt le loup peut se balader sur de vastes étendues sans croiser personne, ici, sa route ne peut QUE croiser des gens, des caméras de surveillance de parking, de sociétés, etc… et c’est pour cela que ce loup est suivi à la trace, loup appelé initialement “Le loup de Duffel” et rebaptisé “Billy” en l’honneur de la personne qui l’a trouvé et suivit très sérieusement depuis sa découverte – anecdote, Billy est aussi, comme moi, guide naturaliste et a son agence dans le nord du pays.

J’ai donc fait deux tentatives en soirée dont une basée sur une intuition, a partir de l’allure du milieu sur google map..

La deuxième fois, je me suis muni de 2 pièges cameras car j’avais décidé de dormir sur place et comptais poser mes pièges photo avant l’obscurité totale à proximité de ma voiture. Pour cela, j’avais déjà repéré des traces allant dans un sens, sous un pont d’autoroute… en imaginant qu’il puisse faire demi-tour, ce passage me semblait tout indiqué pour y poser mes 2 pièges photo. Orientés chacun a 180°, l’une visait le bois, l’autre le pont/tunnel.

Après avoir passé la soirée, jusqu’a minuit, a nous abimer les yeux dans l’obscurité, mes pièges ayant été posés vers 22h, nous dormons avec l’intention de nous lever à 4h30 pour continuer les observations.

A 5h, après avoir fait le café italien matinal, je relève mes pièges (par curiosité bien sur mais aussi pour éviter qu’ils soient repérés et dérobés/vandalisés… oui, hélas, c’est bien trop courant). Sur la première caméra, je vois 4 vidéos.. des observateurs rentrés chez eux et … 1 vidéo avec …. un loup qui passe et repasse devant le bois.. Excité, heureux et emballé, je fonce regarder mon autre piège et .. 13 vidéos, mais 4 avec le loup dessus dont limage de couverture est issue). Super heureux… 6 loups en Belgique officiellement, dont 2 dans les Ardennes, 2 en Campine et 2 errants. Lavoir devant sa caméra était donc peu probable mais.. pas impossible. Certains ont tendance à dire un peu trop rapidement “c’est impossible” et ce, sans essayer..

Bref, tout cela pour dire que non seulement je suis content d’avoir pu croiser sa route sans le déranger, d’avoir pu aider les autorités compétentes qui oeuvrent pour sa survie (et ce combat est continu vu la mentalité de certains et les croyances bien ancrées dans la société). Et en même temps, en ces moments de confinement, la nature, même a 30 minutes de la capitale de l’Europe peut être bien surprenante!! ET surtout, ce loup est bien malin car il a gentiment évité de traverser l’autoroute en passant en dessous de celle-ci ;o)

“Il y a ceux qui partent en vacances? Et puis il y a ceux qui partent en voyage.”

Mes caméras pièges sont des Browning Spec Ops – vous les trouverez chez Jama- Photo nature (ici – en cliquant sur ce lien)

LE SAVIEZ-VOUS ? (4)

La Rat-Taupe géant (Tachyoryctes macrocephalus), ouvrier de premier ordre pour l’alimentation en eau de plusieurs millions d’Ethiopiens!

Bon, hormis sa superbe tête et sa dentition bien peu enviable, ce rongeur endémique peut atteindre 1kg. Il a une morphologie assez particulière et hormis ces incisives surdéveloppées, il a des yeux bien petits et assez peu efficaces malgré qu’ils soient situés sur le haut du crânes pour tenter d’éviter de servir de diner aux rapaces (dont le faucon lanier (Falco biarmicus) ci-dessous) MAIS il détecte les vibrations d’assez loin. A quoi cela peut-il lui servir, j’y reviendrais plus bas dans le texte mais tout d’abord..

La faucon Lanier est un redoutable chasseur de rongeurs et sur le plateau du Balé, il est commun et peu farouche et se laisse approcher, comme ici, a quelques mètres… ce rat en a fait les frais.

En quoi le rat taupe serait-il un acteur du régime hydrologique?

On compte plus de 11 espèces de rongeurs endémiques sur les plateaux du mont Balé en Ethiopie, dont le plus gros, le rat taupe. Ces rongeurs représenteraient même la plus grosse biomasse à l’Hectares sur terre vu leur densité énorme, on marche littéralement dessus ( pour m’y être rendu plusieurs fois, il faut même faire attention à ses chevilles, vu la taille des trous!).

Le Massif du Balé est extrêmement important car son relief génère une quantité de pluie et la pluviosité y est de 1000 à 1400mm à cette altitude (entre 3400m et 4377m – deuxième sommet de l’Ethiopie).

Cette réserve en eau est cruciale pour plus de 12 millions de personnes. Notamment car 40 rivières y prennent sources contribuants à alimenter les 5 plus grandes rivières de la région que sont: le Web, Wabe Shebele, Welmel, Dumal et Ganale.

Et c’est là que notre gros ami et ses cousins rongeurs entrent en jeu. Leurs galeries transforment la région en gruyère! L’eau ne ruisselle pas et ne cause pas d’érosion des sols, non, elle s’infiltre, elle pénètre les sols, alimentant les nappes et donc, les sources et rivières avoisinantes. Ces rongeurs transforment donc les monts en éponges!

Envie de voir le ras taupe et son fidèle compagne, le Traquet Afroalpin (Pinarochroa sordida) qui lui sert d’aide pour les alertes mais qui en retour, pioche les insectes et vers que le rat découvrent lors de son travail de terrassement. C’est ici dessous..

Voila donc comment ce gros rat est si utile et acteur malgré lui, du réseau hydrographique d’Ethiopie.

… en plus de servir de repas à d’autres espèces qui ont trouvé cette manne providentielle alimentaire dont le plus rare et célèbre d’entre eux: Le loup d’Ethiopie (Canis simensis) dont le régime est constitué quasi entièrement de rongeurs!

Je parlais des vibrations plus haut dans ce texte. Oui, les rongeurs et le rat taupe géant peuvent détecter les vibrations et identifier ceux qui les génèrent. Ils arrivent donc à reconnaitre la démarche d’un loup et rentrent se cacher pour éviter de servir de diner. MAIS, le loup d’Ethiopie n’est pas bête et dans la course à la survie “proie-prédateur”, il a trouvé la parade et c’est même devenu son nom en oromo: Djedalafardaa, ce qui signifie “le suiveur de chevaux“. En effet, rusé, le loup se mêle aux chevaux qui pâturent ci et là et ses vibrations sont couvertes par celles des pas des chevaux (ou parfois des vaches) et le rat-taupe se fait avoir … Ne soyez pas surpris si les chevaux laissent un loup se promener à leurs côtés, cette espèce de loup aurait divergé du loup gris (Canis lupus) il y a plus de 100.000 ans et, étant spécialisé dans les rongeurs, n’a jamais été considéré comme un danger (pour les chevaux mais aussi par les humains). Attention cependant, il n’en reste que très peu (environ 500 individus) et ils sont particulièrement sensibles aux maladies canines (la maladie du carré notamment, en plus de l’hybridation …).

petite retrouvaille entre loups d’une même meute, dont la matriarche (femelle Alpha) donne le ton! Elle décide des départs en chasse, elle réparti les individus sur le territoire de la meute chaque matin, .. et elle seule a des jeunes.

Si vous avez envie d’en savoir plus:

Reportage photos: ici de mon ami Stephan Bonneau qui m’a fait confiance et fait le plaisir de m’accompagner pour photographier les loups et leurs louveteaux: cliquez ici – BLOG DE STEPHAN

VOYAGE: Vous souhaitez aller les rencontrer? alors allez vite consulter le site de mon ami Adrien Lesaffre ici: https://www.alwildexpedition.com/sejour-loup-dabyssinie/

Source: “Les Montagnes de Balé” de Delphin Ruché – Ed Berger.

“Il y a ceux qui partent en vacances. Et puis il y a ceux qui partent en voyage.”

Baptiste Bataille

LE SAVIEZ-VOUS? (3)

L’ Albatros hurleur (Diomedea exulans) plus efficace que la marine et sa surveillance aérienne!

L’ Albatros hurleur, c’est en fait le plus grand oiseau volant du monde avec une envergure moyenne de 3m50 (allant jusqu’a 3m70!) et pour un poids moyen de 8kg (allant jusqu’à 12 kg) et qui, comme beaucoup d’autres espèces de “grands oiseaux” à une longévité moyenne très élevée (environ 32 ans MAIS l’âge de certains individus a été estimé à 80 ANS!!!).

Albatros Hurleur (Diomeda exulans). Au sol, cet oiseau est aussi très imposant car il peut mesurer jusqu’a 1m35 de hauteur!. Par contre, ses ailes démesurées rendent les décollages et atterrissages quelques peu scabreux – Photo Rafael Armada

Alors pourquoi seraient-ils plus efficaces que la marine et dans quel but?

Les aptitudes de vols de ces oiseaux marins hors normes (qui ne vivent que dans l’hémisphère sud) sont telles qu’ils parcourent en long et en large les océans sur des distances hallucinantes (plus de 10 fois l’aller-retour jusqu’à la LUNE sur une vie… imaginez.. soit 10x 384.400 km….) et à des vitesses dépassants parfois les 80km/h . Cette faculté de déplacement en milieu aussi éloigné et “hostile” – que sont les océans -, de même que la biologie de cette espèce ont attiré l’attention des scientifiques… En effet, avec leurs yeux perçants en quête de nourriture (poissons et céphalopodes), ce sont les “sentinelles des océans”.

Photo de Florian Ledoux qui nous témoigne sa prise de vue: ” L’Albatros royal (Diomedea epomophora), l’un des plus grand oiseau du monde, en train de suivre notre voilier dans le passage de Drake entre l’Antarctique et l’Argentine, en Décembre 2018 (printemps).”

Henri Weimersckirch (ornithologue étudiant les albatros) a rendu ce titre de sentinelles “officiel” en recrutant les oiseaux pour patrouiller à la recherche des navires de pêche illégaux. Il a donc équipé, avec ses assistants, plus de 200 albatros de balises GPS minuscules, qui détectent les émissions radar des navires suspects. Les oiseaux peuvent donc transmettre les emplacements des bateaux.

MAIS COMMENT CA MARCHE?

Les bateaux sont sensés activer une balise (appelée AIS) qui permet à tout moment de les localiser. Bien sûr, certains pécheurs illégaux désactivent cette balise, surtout lorsqu’ils entrent dans des zones refuges ou interdites à la pêche. Il faut savoir qu’un poisson sur cinq proviendrait de la pêche illégale!! Cette pêche qui ne tient ni compte des quotas ni des espèces qu’elle capture met en péril énormément d’espèces et couteraient plus de 20 milliards de dollars par an à l’économie mondiale… MAIS pour se repérer, repérer les poissons et éviter les collisions, ces navires, même illicites, doivent activer leur radar. Ce radar n’est pas détectable à longue distance (quelques kilomètres seulement). Et c’est là que notre allié ailé entre en jeu!

Quoi de plus attirant pour un oiseau piscivore qu’un bateau de pêche… les albatros vont donc regarder les bateaux en espérant récupérer des restes ou éventuellement chipper une partie du butin. Et le petit GPS qui est sur leur dos permet donc de repérer la présence d’un bateau et de son radar. Les autorités doivent ensuite recroiser les infos des navires officiellement localisés et ceux que les albatros ont signalés … et tenez-vous bien quant aux résultats!!!

Sur 353 navires repérés par les Albatros, 28% avaient éteint leur balise! Autrement dit, presque un bateau sur trois était dans l’illégalité…

Quoi de plus splendide qu’un (juvénile) Albatros hurleur – Photo RAFAEL ARMADA

Merci messieurs les Albatros pour ce boulot “à risque”, mais qui permettra, on l’espère, de venir à bout de ces pratiques illégales.

Consommer, c’est voter, vous le savez, donc, même s’il existe des fraudes aussi sur les emballages, jeter un oeil sur la provenance des poissons que vous mangez est un premier pas vers la solution.

VOILA COMMENT UN OISEAU VIENT COMPLETER, VOIR DEVANCER, LA MARINE ET SA FLOTTE AERIENNE!

Merci pour votre attention et n’hésitez pas à partager si vous avez trouvé cela intéressant.

PHOTOS: pour cet article j’ai eu la chance d’avoir deux amis qui m’ont généreusement envoyé des clichés d’albatros. Je profite donc de votre lecture pour vous inviter à aller jeter un oeil sur leurs travaux! L’un est Espagnol et ornithologue de haut rang.. et je ne parle même pas de ses qualités de photographes: RAFAEL ARMADA (voir ici: https://www.instagram.com/rafaelarmada_wildphoto/) et l’autre est assez connu du public français et se prénomme FLORIAN LEDOUX qu’on ne présente plus pour son travail sur les pôles et son engagement pour la défense de ceux-ci (voir ici: https://www.instagram.com/florian_ledoux_photographer/). Je leur adresse un énooorme MERCI et qu’ils sachent que j’apprécie énormément leur amitié!

SOURCE: https://www.smithsonianmag.com/science-nature/albatrosses-outfitted-with-gps-detect-illegal-fishing-vessels-180974054/

“Il y a ceux qui partent en vacances. Et puis, il y a ceux qui partent en voyages”

Baptiste

Je ne résiste pas de mettre une galerie des quelques clichés que j’ai reçus tant ils rehaussent la qualité de ce modeste article.

LE SAVIEZ-VOUS? (2)

L’Alouette des champs (Alauda arvensis) nous a illustré l’impact de la politique agricole commune et illustré le beau concept d’ “Eco-politique”. Mais comment s’y est-elle prise?

Peu de temps après la chute du mur de Berlin (en novembre 1989), les ornithologues allemands des deux “côtés” de cette ancienne frontière, ont décidé de réaliser un atlas des oiseaux nicheurs de l’Allemagne réunifiée (Rheinwald 1993).

Dans cet atlas, on constata que la distribution des oiseaux agricoles, et des alouettes en particulier, était très différente selon que l’on se trouve d’un côté ou de l’autre de l’ancien « mur de la honte ». (ici, voir les points sur la carte, la taille des points est proportionnelle à la densité de population).

Après quelques rapides reflexions, notamment sur la remise en cause des méthodes de comptage, et surtout que cette différence entre les populations prenait une tournure “politique” de par le tracé correspondant réellement au mur, les scientifiques se sont donc tournés vers les politiques de management agricoles. Il est clair que les pratiques agricoles n’étaient bien sûr pas les mêmes à l’Est qu’à l’Ouest en 1989.

En Allemagne de l’Ouest, l’agriculture s’était intensifiée suite à la Politique agricole commune (PAC) de l’Union européenne et était déjà dans l’ère que nous connaissons encore: l’intensification tant dans les techniques (densité de semis, motorisation, etc) que dans l’agrochimie (pesticides, et autres produits géniaux qui terminent en “cide” comme les fongicides (anti-champignons), rodenticides (anti-rongeurs .. si si ca existe), insecticides, …).

En Allemagne de l’Est, les pratiques plus anciennes, assez extensives – et moins efficientes – s’étaient maintenues. Plus proches de ce qu’on appelle l’agriculture BIO (avec peu d’intrants, si ce n’est de la sueur et une différence majeure près: des challenges techniques plus forts (nous ne sommes plus maintenant à l’ère de la traction chevaline, versus l’emploi massif de produits chimiques)

Si la PAC avait rencontré ses objectifs “louables” de pseudo autosuffisance alimentaire avec deux fois plus de céréales par hectare en Allemagne de l’Ouest qu’en Allemagne de l’Est, cette différence correspondait aussi à deux fois moins d’alouettes dans les champs de céréales de l’Ouest que dans ceux de l’Est.

Et voila, en partant d’une simple et noble idée de créer un atlas des oiseaux nicheurs d’Allemagne réunifiée, l’Alouette a démontré l’impact négatif de la PAC sur l’avifaune agricole (et probalement sur les autres espèces animales présentes en milieu agricole) et pourrait-on extrapoler qu’elle a illustré les bienfaits de l’agriculture dite bio sur la biodiversité, n’en déplaise à l’agriculture dites “traditionnelle” (mais dont le terme semble ici bien inapproprié?)

LE SAVIEZ VOUS?

Les Canards colvert (Anas platyrhynchos) sont des oiseaux communs, certes, mais sources de bien des étonnements quand on s’y intéresse d’un point de vue biologique.

Pourquoi la femelle de Canard colvert est presque toujours DEVANT le mâle quand ils volent?

Si vous êtes attentifs et régulièrement sur le terrain, vous avez déjà certainement constaté qu’à la fin de l’hiver et au printemps, plus particulièrement, il n’est pas rare de voir des couples de canards colvert qui s’envolent dans un ordre bien particulier: madame est toujours la première (avec derrière elle, un ou plusieurs mâles – qui parfois se chamaillent en vol pour avoir “la meilleure place” derrière madame).

Cette observation somme toute banale révèle un phénomène bien plus extraordinaire qu’il n’y parait: l’Abmigration…

Premièrement, pour les ornithologues les plus pointus parmi vous, vous savez qu’il n’existe pas de “sous-espèces” chez le colvert. Contrairement aux Bergeronnettes ou d’autres espèces d’oiseaux. Cela trouve sa réponse AUSSI dans ce phénomène d’abmigration.

NDLR: Pour ne pas avoir de “sous-espèces”, il faut que la population entière se brasse, se mélange, génétiquement parlant et donc que certaines parties d’entre elles ne soient jamais isolées (dans un prochain “Le saviez-vous?”, je parlerai de l’Endémisme qui résulte justement de cet isolement génétique).

Le Canard Colvert hivernent de ça et là mais, c’est lors de cet hivernage que les couples se forment (pas de fidélité entre partenaire d’une année à l’autre contrairement à d’autres espèces). C’est donc, AVANT de retourner sur leurs sites de reproduction que ces couples sont formés. Et c’est là que cela devient intéressant: les femelles colvert sont dites “philopatriques” – c’est a dire qu’elles ont une tendance naturelle à revenir se reproduire là ou elles sont nées (d’origine Greco-latine: la philopatrie c’est “aimer la terre de son père”). Alors que les mâles, eux, ils ne le sont pas.

On a donc un couple formé en hiver, sur un lieu d’hivernage quelconque (la camargue ou ailleurs) avec une femelle qui sait ou elle va, et un mâle qui lui, ne le sait pas. Et voila… la boucle est bouclée! Le mâle DOIT suivre la femelle qu’il a choisi, sinon il ne pourra pas se reproduire.

En image, on pourrait donc avoir une femelle estonienne avec un mâle hollandais qui se croisent en Belgique en hiver et le mâle ne le sait pas encore, mais il va devoir suivre madame jusqu’en Estonie pour se reproduire. Ce qui amène à l’autre aspect évoqué plus haut: l’absence de sous-espèces. Ce brassage génétique entre individus d’origines géographiques différentes élimine la possibilité d’une différenciation et donc, de l’apparition de sous-espèces! … Génial non?

Et voila, en partant d’une simple observation d’un vol de canard colvert, vous avez peut-être appris un nouveau terme: l’abmigration et vous pouvez désormais expliquer pourquoi madame est devant et pourquoi il n’y a pas de sous-espèces chez le canard colvert … merci dame nature!

A bientôt pour d’autres “brèves de comptoir” nature.

Baptiste

COVID en a décidé… pause d’une durée indéterminée de mes activités…

(c) Handout

Reculer pour mieux sauter….

Cette épreuve que Dame Nature met sur notre chemin est source de bien des enseignements..

Non seulement elle nous impose de nous questionner sur notre mode de vie (le surconsommation, notre attrait pour le superficiel) , nos relations à autrui (les plus démunis, les plus nantis, les tranches d’âge de la société, les professions, …) mais aussi sur notre rapport à la Nature. C’est sur ce point plus précisément que j’aimerai m’étendre un peu en ma qualité de biologiste et amoureux de la nature depuis mon plus jeune âge.

Nature, si on se penche sur la simple signification et origine latine de ce mot (Natura), qui signifie littéralement: “le fait de la naissance“, “le cours des choses“… je pense qu’on comprendra que la leçon qui nous est imposée (je ne dis plus enseignée car même un décideur sourd ou stupide ne peut l’ignorer) est qu’elle aura toujours le dernier mot. Ici un virus, demain une bactérie.. ces formes de vie si primitives qu’on aurait tendance à oublier qu’elles sont aussi l’origine de TOUTES les formes de vie sur notre planète. Il semble donc logique que ces ancêtres se rappellent à nous et tentent de nous remettre sur le chemin quand cela est nécessaire. Par “remettre sur le chemin” j’entends surtout nous rappeler que nous ne sommes en rien les “êtres suprêmes ou supérieurs” que certains courants philosophiques (pour ne pas dire autrement) nous ont martelé ou modelé l’esprit, depuis quelques millénaires. Nous sommes un animal comme bien d’autres, avec nos défauts et qualités. L’un de nos défaut majeur étant justement cet égo, ce complexe de supériorité, qui nous auto-proclammés “sommet de l”évolution”.. alors que nous en sommes bien éloigné. Nous nous sommes même cru soustraits à ce beau principe qu’est la sélection naturelle. Bien sur, quoi de plus facile que de tuer un lion avec un fusil (à défaut de savoir le faire a main nue – ou de courir plus vite que lui), de pécher un requin au harpon (à défaut de savoir le faire à main nue – ou de nager plus vite que lui), de couper des arbres centenaires pour les transformer en maison (à défaut de savoir y monter à main nue ou d’y faire notre abri). Oui, un gros cerveau mais bien mal fini ce petit humain d’un point de vue adaptatif. Alors, petit Virus, merci de nous rappeler ce principe de base en biologie.

Ensuite, on apprend de sources plus ou moins fiables que notre ami le pangolin serait le lien manquant qui aurait permis à Covid de passer chez nous, êtres humains (pardon à lui déjà pour cette accusation,… https://www.youtube.com/watch?v=9AoylmoPFdI). Cette espèce que tout le monde a appris a reconnaitre maintenant sans savoir pour autant qu’elle est l’animal le plus braconné du monde pour sa chair et ses écailles. (https://www.youtube.com/watch?v=DqC3ieJJlFM) ..

Ce n’est hélas pas la première fois qu’un animal, sauvage ou pas, élevé ou braconné, est à la base d’une épidémie.. c’est même la principale source d’épidémie. La consommation de viande, qu’elle soit “de brousse”, d’élevage ou de parties de ces animaux (sur des marchés non-officiels ou pour la médecine traditionnelle chinoise). je vous laisse admirer le petit graphique ci-dessous qui en illustre quelques cas précis.

Alors bien sur, lorsque l’on voit ce petit symbole en bas à droite de ce graphique, on peut y voir une intrusion religieuse discrète dans le débat, mais sur le fond, cela nous ramène encore et toujours a cette empreinte que nous avons, en tant que “sur-consommateurs” de protéines animales. Ne serait-ce pas l’occasion, en ces temps de confinements, de repenser cette part animale dans notre alimentation et surtout, le bien que nous pourrions en tirer personnellement mais aussi globalement. Sans compter l’impact de l’obésité/surpoids sur le taux de létalité du virus?

Cela est posé, ne juge rien mais reste néanmoins posé et devrait, je pense, amener certains d’entre nous à réfléchir sur le sens de cette abondance de protéines animales dans nos assiettes.

Sur ce, je vous laisse et espère vous retrouver rapidement sur le terrain, à observer ce que la Nature a fait de mieux… les animaux, tous, sans exception. En ce compris les humains, dans ce qui est devenu leur habitat de prédilection: nos villes.

Belle journée à toutes et tous.

Madagascar, une forêt à la dérive…

Un pays immense, des terres inaccessibles, une faune et une flore indescriptibles et à l’endémisme puissant! C’est tout cela à la fois Madagascar…. mais hélas, toute cette richesse naturelle et vivante disparait…

Doucement, les sols érodés prennent la place laissée par les anciennes forêts tropicales, décimées par les hommes. Pour plusieurs raisons parfois bien valables, que sont celles de se chauffer, de se nourrir ou de s’abriter… mais parfois aussi pour l’appat du gain, le travail du bois, la richesse des sous-sols…

Bien que je sois plus enclin à apprécier les piqures du froid à celles des moustiques et des sangsues, je dois admettre que Madagascar a quelque chose…. de multiple!

En effet, bien que biologiste un peu renseigné… j’avoue que se savoir à une encablure de l’Afrique tout en se croyant en Australie à quelque chose de déroutant. Tout semble être différent.. les gens sont d’une diversité à la hauteur de la diversité naturelle de leur ile.

En se penchant un peu sur l’histoire… la grande, on se souvient que durant le jurassique supérieur (-150 millions d’années quand même), l’Inde et Madagascar (encore unis) se sont séparé du continent africain en formation (le GONDWANA). De ce continent ancestral s’est aussi détaché l’Antarctique … L’Inde est alors remontée pour aller s’encastrer dans la LAURASIE pour former la chaine Himalayenne.

De ce passé commun, il reste bien des indices.. le plus frappant pour moi fut la nature ferralitique des sols… rouge vif! A certains moments, il est presque possible de s’imaginer en plein desert australien et se mettre espérer voir un Kangourou apparaitre dans un délire tout relatif. Il en résulte aussi une faune et une flore exubérante et à l’endémisme très marqué.

termitière sur le sol ferralitique de Madagascar – Sony @7R4 – 24-70 mm 2.8

Tout comme sa très grande soeur l’Australie, il est donc presque “normal” d’y trouver des animaux propres à elle… Les Kangourous, les Koalas ont leur vis-à-vis Malgaches: les lémuriens!

On y compte 110 espèces (et probablement l’une ou l’autre encore à découvrir dans les hauteurs et ses forêts inexplorées!). Ces pro-simiens (littéralement: avant les singes) auraient pu se maintenir sur terre justement car ils n’ont jamais croisés nos cousins, les grands singes. De tailles très variées allant du plus grand, l’Indri (mesurant près de 70cm) au Microcèbe de Berthe (nocturne de 9,5cm et étant répertorié comme le plus petit primate du monde), ils occupent tous les habitats de l’îles, des forêts humides de la côte Est aux forêts sèches de l’Ouest en passant par les Tsingy (formation calcaire hérissées et coupantes comme le rasoir).

Microcèbe de Berthe, le plus petit des primates sur terre.

Mais une menace gronde sur ce beau monde… j’y reviendrais dans une prochain articles..

à suivre

Test en studio du boitier SONY Alpha 7R4

Objectif Macro SONY GMaster – 90mm F2.8 – 1/250 sec – 64 ISO avec flash

Alors bon, inutile de décrire de manière technique ce nouveau boitier de SONY, il existe déjà des PDF complets

( ici notamment: http://sonyglobal.akamaized.net/is/content/gwtvid/pdf/2019/ILCE-7RM4/brochure-ilce7rm4.pdf )

Moi, dans mon cas… je fais des photos animalières. Bien sûr, pas de tigresse(s) comme ci-dessus, bien que la demoiselle soit jolie et que la photo soit de moi, mais plutôt d’animaux sauvages évoluant en conditions naturelles.

Donc, pourquoi tester un boitier comme cela, avec 61Mp de résolution, alors qu’il existe déjà un costaud chez SONY qu’est l’Alpha 7R3 avec 42,4Mp… largement suffisant, non?

Et bien, comme tout nouveau boitier, il devait bien y avoir des “plus”.. hormis cette résolution énorme. Pour ma part, je vais en évoquer quelques uns, notamment en partant de l’expérience que j’ai pu avoir avec l’alpha 9 et l’alpha 7R3 sur le terrain.

  • La résolution – ne pas la mettre serait stupide- : elle est intéressante et sans entrer dans des détails inutiles sur le terrain, elle permet de zoomer sur les images de manière intéressante en post traitement et le mode APS-C permet des images a 26Mp et fait donc gagner quelques focales, qui peuvent vite être intéressantes en animalier. (attention, le passage en APS-C fait perdre un peu en montée ISO pour les plus nocturnes d’entre nous..).
  • la prise en main: enfin un boitier pour des mains “normales”… un design plus “bombé” de la poignée permet de travailler sereinement, sans devoir ajouter d’artifice sous le boitier pour avoir de la stabilité..
  • les boutons: le joystick pour changer les collimateurs est améliorer et tombe bien mieux sous le pouce que sur les prédécesseurs. De même que le bouton vidéo et une molette supplémentaire permet de customiser d’avantage le boitier. Avant, j’avoue, je tombais toujours sur la correction d’exposition, maintenant… on peut enfin être plus serein sur “là ou tombe son doigt”..
  • la rafale: idem que sur l’A7R3.. donc pas de miracle … si ce n’est que c’est a 61Mp ;o)
  • l’AF: aussi chaud que celui de l’A9 et avec le suivi des yeux (eye tracking) aussi sur les animaux… pas encore sur l’A9… (attention, pas d’illusion non plus, ca marche surtout sur les canidés et les félidés… le reste… il parait que ca va arriver). Les modes sont réactifs et aussi rapides que sur l’A9. Sans doute une des forces incontestées de cette marque. En plus tout est couvert par les collimateurs donc.. (enfin, quasiment tout mais largement suffisant!!!)
  • le stabilisateur 5 axes du capteur MAIS surtout, car ce boitier bosse avec un “obturateur”, un système de réduction des vibrations assez bluffant – qui s’entend lors du déclenchement plus “sourd” que celui de “A7R3 qui claque” un peu trop a mon gout. Avantageux pour les animaux (ce “bruit”) mais aussi, qui permet des photos a main levée – ce qui est le cas de la photo du dessus et du zoom fait sur cette même photo et qui illustre cet article. Le mode silencieux mis en avant par contre, peut générer des vibrations et a n’utiliser que si on est très stable – affut proche de l’animal et avec trépied!
  • le viseur est meilleur que les précédents et rassurera les gens qui passent du viseur optique au viseur numérique.
  • Tropicalisation augmentée… bien que n’ayant jamais eu de tracas a ce sujet avec l’A9, depuis l’Himalaya par -40°c à Bornéo, sous la drache nationale et 35°c..
  • Un buffer de 68 images en RAW… en ayant le doigt lourd sans doute. Toujours bon a savoir pour une scène de chasse.
  • En vidéo, on ne le criera pas trop mais la résolution est meilleure en mode APS-C qu’en full frame..

Alors a quand un vrai test sur le terrain, … je vais voir si je peux en avoir un lors d’un prochain séjour.. pourquoi pas la panthère des neiges en février prochain? .. l’utilité de la résolution et du crop post traitement pourrait aider dans certain cas.

A suivre donc…

Loups d’ETHIOPIE

Pour avoir visité les lieux quelques fois, se rendre en Ethiopie pour observer le loup .. en soi, ce n’est pas difficile. Le plus difficile c’est “juste” de trouver la bonne zone et d’être accompagné d’un guide local qui connait son sujet.

Après, il y a “observer le loups”… de loin, lui, parcourant son territoire et vous, depuis une route unique traversant le plateau de Saneti .. puis il y a une autre version.. Celle ou on essaie de pénétrer dans un milieu magique que sont les plaines des hauts plateaux. Loin des zones habituelles et en immersion complète. En tente, au feu de camp, ou on ne voit personne durant toute la journée.. juste quelques bergers.

C’est cette option que j’ai choisie. Elle permet de suivre les loups dans leur journée. Cette journée qui commence toujours par le regroupement des individus de la meute qui, après quelques retrouvailles, se mettent a suivre la femelle alpha… et partent en ronde, patrouiller leur territoire et se répartir au sein de ce dernier pour chasser.

Selon la période et l’endroit, on peut aussi espérer y observer les louveteaux. Cette période cruciale pour l’espèce demande une prudence et un respect total de la biologie de cette espèce. Pour ma part, c’est en affut que j’appréhende cette période pour éviter tout dérangement et accompagné d’un guide qui a travaillé plusieurs années pour le “Ethiopian Wolf Conservation” – notamment au suivi des tanières!. La photo d’illustration en est un résultat – tout comme la galerie ci-dessous. Un louveteau curieux mais confiant… qui vient inspecter de lui-même ce drôle de buisson qu’est mon affut.

J’ai noué des liens forts avec mon guide local (et suis occupé à l’aider pour monter un projet à lui, en Ethiopie et dont je vous parlerai en temps voulu..) et c’est avec beaucoup de plaisir que j’ai emmené avec moi, Adrien Lesaffre, lui aussi devenu un véritable ami et même d’avantage, pour qu’il découvre cet animal et, passionné comme moi et à l’éthique irréprochable, c’est tout naturellement que je lui ai confié la guidance de ces séjours en Ethiopie lors d’un partenariat dont je suis honoré.

Avec lui, (Adrien, alias renard noir sur les réseaux sociaux) nous avons d’ailleurs co-écrit un article dans le dernier magazine Nat’Image duquel il a meme fait la couverture! Toutes les photos présentes dans le reportage ont donc été réalisées par ses soins lors d’un séjour que j’avais organisé. Chapeau à lui et extrêmement content qu’il ait pu se voir attribuer une couverture! .. (voir ci-dessous). Alors allez-y, allez visiter son site ( https://www.alwildexpedition.com/ ) après avoir lu l’article et j’espère que vous aurez aussi la chance d’aller rencontrer cette espèce magique qu’est le loup d’Ethiopie… sorte de renard élégant aux longues pattes!