Me voilà ambassadeur de la marque kite optics !

C’est avec plaisir que je vous annonce le soutien et la confiance de Kite Optics (http://www.kiteoptics.com/fr/nature/ ), qui m’a confié la tâche d’être ambassadeur de leurs produits Nature.

Je pourrais vous retracer l’histoire de cette marque d’optique BELGE, mais Georges (ci-dessous) et ses deux fils, Sébastien et Nicolas, l’expliquent bien mieux que moi ici (cliquez sur le ici bleu:0)

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Parlons plutôt de l’histoire qui me lie à Kite depuis 2001. En effet, bien que simple client auparavant, lorsque j’ai commencé mon doctorat en biologie sur la migration des oiseaux (limicoles) , allant du delta du Siné Saloum au Sénégal chaque hiver au delta de l’Evros en Grèce chaque printemps, j’ai réellement eu besoin de matériel à la hauteur. Les outils à l’époque (bien que d’une autre marque – et déjà acquis chez Sights of Nature) étaient soumis à de rudes conditions (poussières, humidité, chocs, … ), ils ont régulièrement dû faire des allers-retours chez Georges. C’est en échangeant régulièrement avec lui, comme bien d’autres ornithologues belges, que Kite Optics a commencé à passer de l’entrée de gamme au haut de gamme en optique. Si bien que dès 2004, j’étais équipé des Bonelli première génération (après avoir eu un prototype de 8×32 – que j’utilise encore régulièrement avec mes enfants).

Kite depuis lors n’a cessé de s’améliorer au point de rivaliser actuellement avec les plus grandes marques optique dites “historiques”. Ce game changer ne propose pas seulement des optiques de qualité mais il a toujours eu deux temps d’avance: les prix et le service après vente extraordinaire! Hormis les classiques garanties que tous “offrent”, à ce niveau, Kite ne fait jamais dans le détail, peu importe ce qui s’est passé avec vos jumelles, ils (la famille Deputter) se plient en 4 pour que vous soyez au plus vite à nouveau sur le terrain dans les meilleures conditions. Personnellement, je ne connais aucune marque qui soit aussi réactive et soucieuse des délais et coûts des réparations.

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Ensuite, soyons un peu fiers, une marque d’optique de cette qualité, belge, qui génère plus de ventes dans tout le nord de l’Europe et la Hollande, que les 3 autres marques de référence… ce n’est pas pour rien.

Enfin, Kite optics n’est pas statique… elle innove, elle se diversifie sans cesse. Récemment, elle développe aussi des optiques pour les adeptes de la chasse. Certains trouveront cela indécent ou inapproprié, mais Leica, Zeiss ou Swarovski ( pour ne pas les citer) sont des marques qui ont pour premier marché celui de la chasse avant de plonger dans le marché de l’observation nature. Ici, avec Kite, c’est l’inverse, c’est un ornithologue au service des ornithologues qui a développé une marque pour les ornithologues/naturalistes et qui, comme toute entreprise, ne peut laisser de côté un marché important qui permettra le développement de la marque et donc, des innovations au bénéfice des ornithologues en termes de produits optiques.  Personnellement, connaissant l’engagement de la famille Deputter dans le monde naturaliste, je suis confiant sur l’avenir de la marque et son âme.

Mes choix?

Lors des sorties oiseaux ou animaux à observer à distance, j’ai opté pour les bonelli 2.0 (10×42) et la longue-vue KSP 80 HD (25-50x grand angle) et lors des sorties photographiques, je serais équipé de la Lynx HD (10×32) plus légères et au champ de vision plus large que les autres marques. (Cliquez sur les images pour les agrandir)

Pas encore convaincu? Venez les tester avec moi sur le terrain, lors d’un week-end ou un voyage, vous en jugerez par vous-même!

Pour ceux que cela intéresse, je revends mes Swarovski EL 10×32 dont je n’aurais plus usage. Merci de me contacter via l’onglet contact de mon blog.

Complément d'informations pour l'expédition panthère des neiges 2018

PLUS QUE 1 PLACE

Après avoir posté cette proposition pour que des personnes se joignent à moi pour aller à la recherche du fantôme de l’Himalaya… un des félins les plus difficile à voir sur terre, à savoir la Panthère des neiges (ou Once ), j’ai lu quelques questions et commentaires auxquels je pense utile de répondre:

Combien de places? Il y en a que 5 en plus de moi de disponible au niveau logistique. Deux personnes ont déjà confirmé leur venue. Il ne reste donc QUE 3 places.

C’est uniquement destiné juste aux photographes? non… j’aime la photographie mais le but de l’expédition est de VOIR la panthère des neiges (PdN faisons court). La photographier est un plus… sorte d’absolue cerise sur le gateau. Les amoureux de grands espaces sont plus que bienvenus… ils doivent juste savoir qu’il y a une quête, un fil rouge à tout le voyage.. voir ce félin dans son milieu naturel.

il faudra chercher...
Himalaya vue du ciel… trouver la Panthère n’est jamais garanti!
C’est cher 3000 euros sans le billet d’avion et assurances! Tout dépend de ce que vous attendez d’un voyage de ce type et il est intéressant de comparer réellement ce que cette expédition propose. Certains organismes professionnels vous propose la quête de la PdN pour un montant supérieur (autour de 3700 euros voir 4000 euros) mais avec le vol compris… cependant il s’agit de voyage de 9 à 10 jours et le logement sous tente de deux personnes avec près de 60 à 70 personnes dans le même campement. En général, il y a 2 “spotters” (observateurs locaux habitués pour trouver la panthère) qui accompagnent des groupes de 10 a 12 personnes… Ici, il s’agit d’une expédition de 6 personnes (+ 6 indiens) qui dure 14 jours, du 4 février au 17 février dans une vallée relativement inaccessible (nécessitant 2 jours de 4×4 sur une route digne de l’émission TOP GEAR) et une fois sur place, chaque participant a son assistant indien personnel/porteur pour l’aider (vu l’altitude) et les nuits se passent dans une guesthouse, en dur et au chaud! Pas besoin de prévoir un sac de couchage allant jusqu’a -30°c..  Tout cela a un coût, a peut-près le même que deux semaines de location estivale en Provence… mais en Himalaya.

Est-ce que je peux le faire l’année prochaine? Cela sera possible, j’ai déjà un guide/photographe qui s’est proposé et qui a déjà vu cet animal mythique (avec moi l’année passée). Je ne peux cependant pas garantir la tenue de cette mission et le prix. Je ne serais pas présent car sans doute occupé sur d’autres espèces comme l’aigle de Steller (au japon) ou la panthère noire (en Inde du Sud)…

Êtes-vous un professionnel/agence de voyage? Pas encore… cette expédition est organisée à titre privé et comme je l’organise pour moi, je tente d’en diminuer les couts logistiques en emmenant quelques personnes motivées. Venir avec moi, c’est comme si vous voyagiez par vous-même sauf que l’organisation est pré-mâchée (taxis aux aéroport, nuits d’hotels et repas déjà bookés, 4×4 et chauffeurs déjà bookés, guesthouse dans l’Himalaya réservée, porteurs pour chacun,  …). Chacun y va sous sa propre responsabilité, tout comme ceux et celles qui se joindront à moi pour partager cette aventure!

Est-ce que voir la Panthère est garanti? Non… la recette pour trouver une panthère sauvage dans ce type de paysage n’est pas encore connue et encore moins garantie… certains “trucs” marchent… dans certains cas, la Panthère, selon la disponibilité en nourriture et donc, la taille de son territoire, revient marquer certains points précis toutes les semaines, environ. Il faut donc espérer la croiser lors de son passage hebdomadaire. Plusieurs territoires se chevauchent et on peut donc en croiser plusieurs sur une durée de 9 jours. Enfin, lorsque la chance sourie, un “kill” (chasse réussie) survient, la panthère reste sur la zone durant 3 à 4 jours. Ces occasions sont précieuses et permettent d’approcher et de prendre des clichés souvent superbes!

d’autres questions? pas de soucis, un petit mail dans l’onglet contact et je vous réponds… attention, je dois réserver rapidement (pour la guesthouse) et je pars voir les grizzlys du 23 septembre au 4 octobre. A bon entendeur ;o)

Brame du cerf.. cela approche!

Comme chaque fin d’été, début d’automne, les amateurs de nature et photographes en tous genres savent qu’il est un rendez-vous qu’il ne faut pas manquer… le brame du cerf.

De la fin aout à la mi-octobre (selon les régions et la météo), les cris des cerfs, d’habitude si discrets, font taire ces habitudes à tout jamais. Audibles à grande distance, le brame se veut l’atout principal des mâles qui cherchent à impressionner leurs adversaires tout autant que les biches dans les environs.

En Belgique, le brame commence début septembre et dure un bon mois, si les conditions ne sont pas trop chaudes. La difficulté, sur un territoire aussi petit que celui de la Belgique, est de trouver l’endroit ad hoc. En effet, quasiment toutes les zones “à cerfs” sont privatisées et/ou sont du ressort des autorités locales et régionales et donc, interdites à la circulation. Cela est compréhensible lorsqu’on voit l’affluence et le manque de respect (parfois irresponsable) de la quiétude de ces animaux en pleine reproduction.

A défaut de connaitre un propriétaire terrien, ou d’être chasseur passionné d’image, garde forestier … il faut souvent se contenter de prendre des photos depuis les sentiers forestiers (et gare à celui qui en sortirait… le matériel photographique est purement et simplement confisqué, avec amende en prime).

Pour ma part, je vais tenter cette année la version 1, à savoir, après discussions commencées il y a 9 mois, et explorer la propriété privée d’une (sympathique) personne – avec l’accord du garde chasse local, qui sera prévenu de chacune de mes sorties – en espérant que le brame s’y déroule et que je puisse y poser mon fantôme des bois et/ou affut le temps de quelques soirées et matinées.

Pour vous qui allez essayer le brame.. soyez prudents, le cerf n’est pas un animal délicat et très susceptible à cette période de l’année, nombre de personnes ont déjà été “encornés” par des males territoriaux. Quelques conseils? Se mettre face au vent, ne pas prendre de douche ni parfum, savoir rester immobile durant des heures et se placer en foret ou lisière de forêt selon les clichés et ambiances souhaités..

Bon affut à tous!

A la rencontre des Grizzlys – Alaska 2017 (not my picture – hope to do the same ;o)

Et voila, fin septembre 2017, j’ai l’opportunité d’aller tenter de photographier les Grizzlys – Ursus arctos horribilis – dans le célèbre parc de Katmai en Alaska.

Une aventure en soi. Au départ de Bruxelles vers Anchorage (en passant par Frankfurt puis Seattle), puis un autre vol vers Salmon Lake et enfin, un dernier avion vers Katmai avec les 4 autres participants (dont j’ignore la nationalité et l’identité). Epique!

Ensuite, une fois au sol, il va falloir débarquer rapidement le matériel et filer au campement le plus rapidement possible car, selon le guide qui sera déjà sur place, il y a environ 40 à 60 grizzlys qui rodent autour de notre campement. Oui, campement car cela se déroule sous tentes, avec petit fil électrifié autour du camp pour éviter les mauvais réveils…

Durant ces 6 jours sur place, ce sera la même routine en autonomie complète: chercher les endroits dans la rivière où les ours viennent pêcher et se repaître des derniers saumons en cette fin de saison, juste avant l’hibernation. Oui, vous avez bien lu, DANS la rivière, équipé de “chest waders” comme les pêcheurs à la mouche – mais avec des grizzlys plutôt que des truites… cela promet quelques belles montées d’adrénaline.

Pourquoi si tard alors que les photos de grizzlys foisonnent depuis début juillet sur les réseaux sociaux? C’est assez simple.. les couleurs de l’automne (tons jaunes, bruns, …) et la taille des animaux qui ont fait le plein de Saumons depuis près de 3 mois… ils seront énormes, gras et avec leurs beaux pelages d’hiver et feront honneur à leur nom “Grizzly bear” alias l’ours grisâtre.

Pourquoi là-bas? Tout d’abord parce que l’Alaska est la terre de prédilection du grizzly mais aussi parce que j’aimerai voir la faisabilité – difficulté et coûts – d’une telle expédition pour la proposer à ceux qui le désirent dans le futur. Oui, la nature et ses rencontres hors normes, c’est fait pour être partagé. En photos certes, mais aussi en vrai!

Pour patienter en attendant mon retour:

https://explore.org/livecams/brown-bears/brown-bear-salmon-cam-brooks-falls

Vivement la fin Septembre mais avant cela… un autre mammifère bien européen m’attend dans les forêts ardennaises pour que j’essaie de lui tirer le portrait.

(photo de couverture d’article : worldanimalnews.com )

Expedition Panthère des neiges 2018!

PLUS QUE 2 PLACES

Et voila, comme annoncé il y a quelques jours sur ma page facebook (https://www.facebook.com/BaptisteBataillePhotography/), je co-organise une expédition privée avec Ismail (ami et photographe indien) en Himalaya pour tenter de voir et de photographier la rarissime Panthère des neiges (Panthera uncia).

Il n’y aura que 4 à 5 places disponibles pour des questions de logistique mais le voyage est ouvert à tous les niveaux de photographie et aussi aux non-photographes amateurs d’observations et de paysages.

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Photo (c) Baptiste Bataille/ Panthère des neiges manoeuvrant pour se rapprocher de ses proies préférées, les Bharals. (Nikon D500 + Nikkor 300 mm 2,8 + Multiplicateur 2x)

Vous trouverez le programme ci-dessous… attention, ce n’est pas une balade, mais bien une expédition, une aventure de 12 jours, à une altitude oscillant entre 3500 et 4500m, dans le froid de l’Himalaya (entre -5°c le jour et -30°c la nuit). Mais, pour avoir effectué une expédition (plus simple mais aussi haut et aussi froide avec 4 panthères des neiges observées en 5 jours), je vous garantis des souvenirs extraordinaires, des rencontres tout aussi splendides et … des paysages à couper le souffle.

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Photo (c) Baptiste Bataille / Paysage Ladakh (Iphone7)

Dates: du 4 février au 17 février 2018

Prix: 3000 euros pour les 14 jours – sans les billets d’avions (comptez 500 euros pour un billet A-R Bruxelles/Paris- Delhi, et 100 euros de plus pour un A-R Delhi – Chandigarh), sans les frais de visa, assurance personnelle, sans les pourboires, sans les boissons extra (alcool), sans entrée de visites non prévues et autres extras.

Détail du voyage: 

Jour 1: 4th Feb: départ de paris ou bruxelles selon les participants – vol de nuit vers New-Delhi

Jour 2: 5th Feb: arrivée a Delhi tôt le matin et direction l’aéroport des vols intérieurs pour arrivée à Chandigarh en journée. Nuit à l’hotel (3*) sur place pour un départ le lendemain matin.

Jour 3: 6th Feb 2018 – départ de Chandigarh pour Rampur – nuit à Rampur

Jour 4 – 7th Feb 2018  départ de Rampur à 6h du matin pour atteindre Kibber, Spiti en soirée.

Jour 5 to 11 – from 8 Feb 2018 to 14 Feb 2018 Nous serons logé dans un même gite durant les 8 jours de mission et nous oscillerons dans un rayon de 10km autour de celui-ci pour rechercher la panthère dans son élément de prédilection: la poudreuse!

Jour 12 – 15th Feb 2018 – départ vers Rampur et nuit à Rampur

Jour 13 – 16th Feb 2018 – départ vers Chandigarh et vol vers delhi

Jour 14 – 17th Feb 2018 – vol de retour vers Bxl ou Paris

Attention:
1. La distance et la durée du trajet pour effectuer Chandigarh – Kibber est de 2 jours (4×4) MAIS, à cause des chutes de neige, glissements de terrains et avalanches, nous pourrions prendre 2 jours de plus.. L’expedition de l’année passée a pris 5 jours pour atteindre Kibber, soyons-en conscients.

2. Tous changements depuis l’itinéraire prévu, en cas de besoin de nous arrêter dans un village, monastère, nous essayerons d’obtenir les meilleures accommodations et les inclure dans le prix du voyage.

3. Si vous avez besoin de chaussures de neige, de manteaux ad hoc, faites le savoir, un agent local en loue pour ce type de conditions.

3. Lors des sorties, nous avons 3 pisteurs locaux et chaque participant aura un porteur à sa disposition pour l’aider avec le matériel lors des déplacements.

4. Le logement ou nous serons posté à Kibber est confortable, en dur (pas sous tente) et chaque chambre à son foyer – chauffage.

5. Nous aurons la chance d’être accompagné d’un guide photographe indien, Ismail (auteur de la photo de couverture de ce post et qui a fait cette mission l’année passée), qui pourra nous aider à améliorer nos techniques photographiques (Anglophone) et je servirais d’interprète pour ceux qui le souhaitent.

6. Je dois encore trouver un moyen pour gérer le cas de figure ou le retour prendrait 5 jours pour cause de conditions météorologique pour nos billets d’avion retour… soit un tampon de 2 jours (soit une visite de Delhi ? ou autre… toute suggestion est bienvenue).

 

Intéressé? faites le vite savoir via mon mail (skylarkbat@gmail.com) ou via ma page facebook (https://www.facebook.com/BaptisteBataillePhotography/)

 

The Iberian Lynx – Lynx pardinus – le lynx ibérique

De quel lynx parle-t-on?

S’il est bien un mammifère européen qui génère beaucoup de frustration de par la difficulté à l’observer, il s’agit bien du lynx.. Cependant, il faut différencier le Lynx boréal (Lynx Lynx) du Lynx ibérique (Lynx pardinus) ou aussi appelé Lynx pardelle. Ces deux animaux, bien que très proches génétiquement, sont bien deux espèces distinctes. Le premier, très forestier est répandu, principalement dans les forêts Allemandes, d’Europe de l’Est, des pays baltes et scandinaves. Le deuxième, quant à lui, est comme son nom l’indique, limité à la péninsule ibérique (Portugal et Espagne). Cette espèce, que l’on appelle donc “endémique” est considérée comme rare et à la limite de l’extinction avec une population d’à peine quelques centaines d’individus. Totalement dépendant des populations de rongeurs et lagomorphes (Lapin) et des forêts de chênes vert et liège, en plus d’avoir été braconné durant des années, il est principalement victime du morcellement de son habitat et d’accidents de circulation qui résultent de ses plus grands déplacements.

Où, quand et comment l’observer?

Où? Simple, en Espagne pardi ;o) mais encore… la meilleure région pour l’observer est la Sierra Morena, dans le parc naturel de la Sierra d’Andùjar, situé au nord de la ville d’Andùjar (en province de Jaén en Andalousie) à quelques 320km de Madrid.

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Quand? Pour les espèces de félins, la meilleure période d’observation est la période de reproduction. En effet, les individus se cherchent et émettent parfois des vocalises pour se trouver et ce, sans prêter grande attention à tout ce qui n’est pas lynx autour d’eux. Ces déplacement, en journée, rendent les lynx plus visibles que d’habitude. La meilleure période en ce qui le concerne est donc le mois de Janvier. Ceci dit, ces périodes sont bien connues des Espagnols aussi, à qui on ajoutera les touristes que nous sommes.. et donc, espérer des observations sereines et solitaires est illusoire tant le nombre de personne est élevé (voir photo). Cependant, à chaque désavantage son avantage… ce sont autant d’yeux en plus qui scrutent la Sierra. Malheureusement, lorsqu’un lynx est aperçu, les règles de civisme, de quiétude ne sont plus d’actualité et toutes sortes de comportements humains peuvent alors émerger pour faire “LE” cliché ou la meilleure observation possible. Heureusement, c’est un parc naturel et les gens ne peuvent quitter les sentiers, ce qui assure quand même une certaine marge de manoeuvre pour le lynx.

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Comment? Alors là, il y a deux écoles … la première consiste à s’installer confortablement (toujours prévoir une chaise pliante!) derrière ses jumelles ou sa longue-vue (fortement conseillée pour améliorer les conditions d’observation*) et attendre qu’un lynx passe dans votre très large champs de vision. Ceci étant, vu le nombre de personnes qui sont adeptes de cette recherche, dès qu’un lynx est vu, à défaut de jeter de temps en temps un coup d’oeil sur les autres observateurs pour déceler l’excitation générée par une apparition, la nouvelle se répand comme une trainée de poudre dans le site et l’observation est alors partagée. Ce sera alors à celui qui sera le mieux placé. Les photos ci-dessous ont été réalisées dans ce contexte avec un Nikon D500 et un 300mm2,8 nikkor et doubleur de focale.

La deuxième technique est de patrouiller dans la Sierra en voiture et espérer qu’un Lynx décide de traverser devant ou derrière vous, ce qui est très fréquent à cette période de l’année. Etrangement, cet animal n’est pas “craintif”.. on pourrait même le qualifier de nonchalant tant il traverse sereinement et sans se presser, même si vous êtes sorti de votre voiture à une dizaine de mètres de lui. Cela demande de checker régulièrement ses réglages photographiques et d’être prompt à bondir pour ces observations qui ne durent en général que quelques secondes. Avec un ami, nous avons eu la chance, après un week-end littéralement horrible au niveau météorologique, lors de la première éclaircie, d’en avoir 3 qui ont croisés notre route à quinze minute d’interval chacun. Soit 3 individus différents en 45 minutes et à portée de 300mm. Les photos ci-dessous en sont quelques résultats.

 

Bien sûr, vu le milieu, il est impossible de s’ennuyer tant beaucoup d’autres espèces sont présentes sur le site. Aigle ibérique, aigle royal, vautour moine, vautour fauve, merle monticole, fauvette mélanocéphale, pouillot ibérique, et la fameuse loutre d’Europe près du barrage (Presa de El Encinarejo).

Envie d’y aller? n’hésitez pas à m’envoyer un petit mail dans la page contact. Je m’y rends tous les ans et pourquoi pas vous joindre à moi…. en général, je tente de faire des “longs weeks-ends” du jeudi soir au lundi matin pour ne pas manger trop de jours de congés et en général, 2 jours et demi sur place sont suffisants. Olé!