De retour d’un séjour extraordinaire en Inde

Nous voilà revenus d’Inde… un séjour axé sur la panthère des neiges riche en rencontres et échanges humains – allant de l’Himachal Pradesh (Nord de l’Inde) à l’Uttar Pradesh (350km sous Delhi) – mais aussi et surtout des opportunités que Dame Nature nous a littéralement offertes.

Tout commence à Bruxelles avec un groupe de 5 convives (+ moi) composé de belges mais aussi d’un français et d’une italienne. Après un stop à Helsinki pour faire plus amples connaissances avant de décoller pour Delhi et enchaîner un vol sur Chandigarh (Inde), nous voici en route sur l’une des dix routes catégorisées comme “les plus dangereuses du monde”. Cette route nous mène de Chandigarh à Rampur (1 journée de voiture) et ensuite de Rampur à Kibber. C’est dans cette dernière partie de route que nous prenons tout le sens de cette appellation routière. Hormis quelques formalités de permis d’entrées en parc naturel, ce sont surtout les travaux routiers et déblaiements de voies au bulldozer qui auront raison de nous dans cette derniere partie de trajet (de nuit – cents mieux, on ne voit pas les ravins de part et d’autres de la voiture…) vers les hauteurs de Kibber (4127m d’altitude).

Le jour de lève sur Kibber et hormis l’air absent à cette altitude, c’est un paysage époustouflant qui s’offre à nous!

Nous allons y évoluer durant les prochains jours à la recherche du fantôme de l’Himalaya: la panthère des neiges (PdN)

A peine déjeuner, première alerte… une trace aurait été vue à quelques 8-900m du camp. Nous partons directement, nous laissons l’acclimatation pour demain ;0)

Fausse alerte, essoufflés nous nous contenterons d’observer des Ibex, bouquetins local et dîner apprécié de la PdN.

Heureux et un peu excités de cette premier sortie, nous partageons le repas de nos hôtes dans cette petite pièce qui sert de salle à manger, à genoux, en cercle. Deux espagnols, un kenyan, un anglais, une française et un indien partage cet espace avec nous. De quoi alimenter les échanges dans un anglais très variable selon l’interlocuteur. Les accents sont chantants.

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Le lendemain, ce n’est plus une fausse alerte! La panthère est là, un pisteur l’a observée et la suit à distance. Les talkies walkies que j’avais amené servent bien! Nous voilà, sans déjeuner, déballant la pente jusqu’à…. la premier observation d’un beau mâle adulte de PdN qui se reposent à environ 1km de nous. Les longues-vues (merci Kite optics!!!) nous servent et les pisteurs en profitent aussi!

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Soudain, après quelques heures d’observation de ce chat qui s’étire, se repose, change de position, baille… un petit groupe de jeunes ibex s’aventure dans les environs de la panthère – environ 300m d’elle , un peu plus bas). C’est alors que le spectacle commence. La panthère entame sa manœuvre et adopte des comportements de chasse bien typique de cette espèce avant une chasse. Elle se roule plusieurs fois dans la poussière.. cela lui permet d’éliminer/ diminuer son odeur mais aussi d’adapter sa fourrure au type de couleur du sol… ses tâches commencent même à être moins visibles. Étonnant et … magique!

Elle contourne les ibex et commence à se mettre à ras du sol en avançant. Nous ne manquons pas une miette du spectacle de de ce qui va se passer sous nos yeux. Je n’arrive même pas à voir où se trouve l’Ibex que la PdN cible tellement je suis focalisé sur les prises de vue et … bam, elle part, elle court… les muscles se détendent et après seulement quelques mètres, elle se retrouve à 5-6m de lIbex qui détale dans la pente. Surprenant comportement, la panthère ne poursuit pas sa course mais se plaque derrière une touffe d’herbes… les ibex ne resteront pas à portée.. échec. Mais quelle observation. Tous les convives n’en reviennent pas. Les boîtiers photos ont déclenchés quelques rafales…

Inutile de décrire le sentiment après ce type d’observation, cela doit se vivre pour se comprendre mais en ce qui me concerne, je suis partagé entre de la satisfaction pour mes convives que j’ai emmené si loin et haut en espérant leur faire vivre une simple observation et une réelle joie d’avoir en plus permis quelques clichés juste superbes!

Mission accomplie… ouf, le stress de l’organisation retombe directement, le reste ne sera que bonus! Et quel reste…pour ne parler que de la partie PdN, après une journée de recherche infructueuse, le surlendemain, ce n’est pas une mais trois PdN que Tenzin, le pisteur, a débusqué. Une mère et deux jeunes de l’année précédente sont enroulés les uns dans les autres pour se tenir chaud et renforcer les liens familiaux. Quelle bonheur. Des heures à les regarder changer de place, s’étirer, … dormir.

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En ce qui nous concerne, après 6 à 7h d’observation, nous commençons à sentir l’absence du soleil et le vent se lève.. glacial! Et elles ne bougent toujours pas!! Jusqu’à ce que, quand presque tout le monde a remballé le matériel photo, la mère se lève.. s’étire… et tout le monde se remet en position pour le show! Durant presque 40min, la petite famille va se mettre à escalader les parois pour sortir de la falaise où elle s’était mise au repos. Les deux jeunes PdN jouent parfois ensemble et ne font pas preuve de la même agilité de leur mère… inutile de dire que, malgré le froid, les doigts congelés et les appareils/batteries qui dégustent, je ne sais pas combien de photos sont prises… en changeant sans cesse les réglages sans quitter des yeux les animaux – dans quoi… impossible de les retrouver tant ils sont mimétique et la lumière tombée… finissant l’observation à plus de 10000 iso avec une mise au point manuelle vu l’absence de lumière… les résultats photographiques seront ce qu’ils sont mais l’observation restera à jamais dans nos mémoires !!!

Avec 8 panthères en 2 ans, je suis comblé MAIS c’est sur, l’année prochaine, je reviens!!! Il est des aventures dont on ne se lasse pas bien vite ;0)

Pour ceux et celles qui souhaitent venir chercher la panthère des neiges avec moi, manifestez-vous rapidement… je n’aurais que 5 places de disponibles.

C’est avec plaisir (et fierté) que je vous fais part de ma promotion au rang d’ambassadeur de la marque “Tragopan” – L’équipementier pour les photographes de nature.

Vous ne connaissez pas encore Tragopan? Alors là, si vous faites de la photo nature, c’est une grosse erreur que je vais tenter de combler!

A la base, Tragopan est un site internet dédié à l’étude et à la connaissance de la faune sauvage en Asie et particulièrement en Chine. Fondé par trois ornithologues francophones dont les noms ne devraient pas vous être inconnus si vous aussi, vous avez trainé dans ce milieu. Il s’agit de Aurélien AUDEVARD (ceux qui fréquentent Ouessant ne peuvent pas ne pas le connaitre..), Charles LAVARENNE (qui travaille au sein alternature media) et Jonathan MARTINEZ (un passionné d’ornithologie et de photographie animalière qui a quitté sa Sologne natale pour aller vivre en Chine et c’est lui qui est seul aux commandes de TRAGOPAN maintenant et que vous voyez dans les vidéos de présentation des affuts – ici notamment et en pleine sueur ;o) https://www.youtube.com/watch?v=yBPWFO9qmJ8&t=28s

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Pour reprendre les informations qui se trouvent sur leur site: Tragopan reprend aussi l’essentiel des observations réalisées sur des zones méconnues et bien souvent peu accessibles. Autant d’informations et d’images qu’une équipe met ainsi à la disposition de tous… Cette mission d’informations s’inscrit dans un cadre plus élargi qui va de la publication et la diffusion des connaissances naturalistes, de la production de reportages photos et vidéos, de la mise en place d’une base de données  des différents chants et cris des espèces concernées, à la conception, la fabrication, ainsi que la vente de matériel spécifique de terrain… Ouvert à tous, photographes, scientifiques ou simples amoureux d’une nature insolite, Tragopan se veut être le reflet d’une passion que nous partageons, que nous aimerions vous faire partager…

Mais moi, ce qui m’intéresse surtout, c’est la partie matériel… et surtout, la qualité de ce dernier, son poids et sa facilité/rapidité de mise en place. Un ingénieux système breveté équipe la majorité de leurs tentes affuts et .. c’est juste génial.

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Sorte de parapluie inversé, en un clic, vous avez une tente rigide et légère qui se met en place et … à vous les heures d’affuts.

J’avais déjà leur sac Tétras 500 (qui porte très bien son nom). Pourquoi? Parce qu’un boitier pro de type D5 – pour les nikonistes – tient tout a fait avec son copain le 500f4 de la même marque sans devoir déformer le sac et stresser de forcer l’un ou l’autre collier de montage. A cela, on y ajoutera un deuxième boitier avec grip, des duplicateurs, une optique comme un 70-200 f 2,8 ou 24-70 f 2,8 sans le moindre soucis.. sans oublier le GPS, la paire de Kite Lynx HD, et la réserve de cartes mémoires et des batteries supplémentaires. et.. un ordi 15″! Tout cela à un prix qui est de presque 40% moins cher que la concurrence. Alors personnellement, ce fut un de mes maitre-achats de 2017 (et depuis il a déjà fait les Vosges, l’Espagne, l’Himalaya, La Norvège, la Finlande et sera bientôt sur les pistes du Kruger (Afrique du Sud) et du Mozambique… pour enchainer avec l’Ethiopie, le Congo et le Rwanda!)

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Mais bon, je suis ambassadeur, c’est top (pour moi ;o) mais concrètement, en quoi cela vous intéresserait? Et bien, ce partenariat, vous aussi vous en bénéficiez! En effet, non seulement, lors de certains voyages, des affuts TRAGOPAN seront mis à disposition des participants selon le thème (ce sera le cas pour la mission: Loup d’Abyssinie en décembre 2018), mais en plus de cela, chaque participants (à l’un de mes voyages, quel qu’il soit) recevra par mail, un code promotionnel personnel d’une réduction de 10% sur tous les produits Tragopan commandés sur leur site: http://tragopan-shop.com

Alors, .. personnellement, en plus d’être heureux d’avoir LE matériel performant et léger que je souhaitais pour certaines missions, je suis aussi heureux que ce partenariat profite aussi à vous, chers participants, pour que vous aussi, chez vous, en vacances, etc… vous puissiez faire des clichés et des observations dans les meilleures conditions (sans vous casser le dos)! Vive TRAGOPAN!

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La panthère noir du 22 au 30 avril, il reste une et une seule place!

La recherche du saint-graal en terme de gros chat indien… la panthère noire. Déjà présente dans le livre de la jungle, elle est l’esprit de la foret que beaucoup cherchent a photographier ou simplement observer..

Nous aurons 13 safaris pour trouver la panthère sur ce 8 jours.

En mode extrêmement privatif – nous ne serons que 4 durant l’entièreté du voyage, idem sur la jeep durant les safaris – nous irons rechercher cet animal mythique et une visite du parc de Valparai pour immortaliser l’Ouandérou (en savoir plus ici: https://fr.wikipedia.org/wiki/Ouandérou ). Animal qui fait, lui aussi, les frais du morcellement de son habitat et paye un lourd tribu à la circulation routière. Ce singe, au statut menacé CITES “en danger” est d’un esthétisme incroyable.

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Alors, envie d’être la ou le quatrième sur la jeep (et avoir la chance de partager ma chambre – je ronfle pas!), alors contactez-moi rapidement pour les détails (tarifs, planning, ..) , départ garanti!.. à Baptiste@baptiste-bataille.com

A nous Kabini et Valparai!

 

Un vent glacial et des boeufs musqués absolument merveilleux!

Il est difficile de décrire une telle rencontre… Nous n’avions que 3 jours pour les rencontrer..

Le premier jour, la neige et la brume ont eu raison de notre valeureuse sortie.. visibilité de 200 mètres… une neige battante. Bien courageux, nous avons dû remettre au lendemain en croisant les doigts pour la visibilité et la présence de cette espèce bien particulière: le boeuf musqué.

 

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Le boeuf musqué (Ovibos moschatus) porte mal son nom car c’est une chèvre (Ovidé et non pas bovidé)! – et je dirais qu’au comportement et au regard, on le voit assez vite -. Mais attention, pas n’importe quelle chèvre… celle qui, lors des combats entre males, supporte le plus gros impact au niveau du crâne dans tout le règne animal. Imaginez, deux males de 300kg qui prennent leurs élans sur 50 à 100 m et puis sur ruent l’un sur l’autre. On estime à plus d’une tonne l’impact sur le crâne. Une tonne, c’est l’équivalent de l’entièreté des 8 joueurs de rugby de la mêlée du XV de France.

Paisible, heureusement, il ne se fâche que si vous ne respectez pas son espace vital, .. et il le montre avant de passer en mode “charge”. Inutile donc de se cacher, au contraire, dans le vent, visibles, et surtout, en groupe! (être séparés reviendrait à adopter le profil d’une meute de loups en approche…).

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Après avoir vu au loin le petit groupe de boeufs musqués sur le sommet d’un mont balayé par les vents, en Norvège, nous avons décidé, raquettes aux pieds, de tenter une approche… prudente et respectueuse. Doucement nous avons marché à la raquette, les quelques kilomètres qui nous séparaient du bas du mont (1000 m d’altitude) et puis, après avoir suivi les traces laissées par les boeufs, nous avons commencé l’ascension pour terminer éreintés et en sueur (par – 20°c) à 1300m. Là, des traces montaient encore plus haut… petit moment de doute et puis, surprise, il est là, à quelques dizaine de mètres de nous et nous surplombe.. un individu (qui s’avèrera être une femelle). Elle nous observe.. fébrile, je sors mon matériel et immortalise cette première rencontre (ce ton bleuté provient juste d’une mauvaise balance des blancs mais assez esthétique donc.. je l’ai laissé – voir ci-dessous). Ensuite, nous nous approcherons doucement, et durant plus d’une heure, resterons en leur compagnie, avant de les laisser, couchés, tranquilles, pour retourner dans la vallée.

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le troisième jour, nous avons demandé l’aide d’un guide local et c’est en essayant de suivre son rythme soutenu, que nous aurons la chance d’observer deux groupes différents.. une petite famille composée, comme la veille, d’un male, deux femelles et deux jeunes. L’autre groupe par contre est plus original.. il y a au moins 6 à 7 males, d’ages différents, une femelle avec un petit (plutôt téméraire qui provoque tous les adultes). Le ciel est clair, le vent pique… et en température, après avoir quitté la voiture à -30,5°c, nous devons atteindre – 45°C en ressenti… les doigts gèlent car la prise de vue avec des moufles, cela ne marche pas…

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Heureux et remplis de souvenirs (tant dans nos mémoires que dans celles de nos appareils photos), nous sommes conscients de la chance que nous avons eue de partager quelques instants avec des animaux préhistoriques, au graphisme surprenant. L’année prochaine, j’y reviens!

Il va de soi qu’il ya plusieurs centaines de photos qui ont été prises mais ici, pour des raisons techniques, je n’en ai pris que quelques unes, très rapidement.. sans post traitement pour illustrer l’article.

Si cela vous tente l’année prochaine, hormis la condition physique qui se doit d’être très bonne, .. envoyez moi un petit message.. je ne prendrais que 4 personnes.

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