Un vent glacial et des boeufs musqués absolument merveilleux!

Il est difficile de décrire une telle rencontre… Nous n’avions que 3 jours pour les rencontrer..

Le premier jour, la neige et la brume ont eu raison de notre valeureuse sortie.. visibilité de 200 mètres… une neige battante. Bien courageux, nous avons dû remettre au lendemain en croisant les doigts pour la visibilité et la présence de cette espèce bien particulière: le boeuf musqué.

 

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Le boeuf musqué (Ovibos moschatus) porte mal son nom car c’est une chèvre (Ovidé et non pas bovidé)! – et je dirais qu’au comportement et au regard, on le voit assez vite -. Mais attention, pas n’importe quelle chèvre… celle qui, lors des combats entre males, supporte le plus gros impact au niveau du crâne dans tout le règne animal. Imaginez, deux males de 300kg qui prennent leurs élans sur 50 à 100 m et puis sur ruent l’un sur l’autre. On estime à plus d’une tonne l’impact sur le crâne. Une tonne, c’est l’équivalent de l’entièreté des 8 joueurs de rugby de la mêlée du XV de France.

Paisible, heureusement, il ne se fâche que si vous ne respectez pas son espace vital, .. et il le montre avant de passer en mode “charge”. Inutile donc de se cacher, au contraire, dans le vent, visibles, et surtout, en groupe! (être séparés reviendrait à adopter le profil d’une meute de loups en approche…).

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Après avoir vu au loin le petit groupe de boeufs musqués sur le sommet d’un mont balayé par les vents, en Norvège, nous avons décidé, raquettes aux pieds, de tenter une approche… prudente et respectueuse. Doucement nous avons marché à la raquette, les quelques kilomètres qui nous séparaient du bas du mont (1000 m d’altitude) et puis, après avoir suivi les traces laissées par les boeufs, nous avons commencé l’ascension pour terminer éreintés et en sueur (par – 20°c) à 1300m. Là, des traces montaient encore plus haut… petit moment de doute et puis, surprise, il est là, à quelques dizaine de mètres de nous et nous surplombe.. un individu (qui s’avèrera être une femelle). Elle nous observe.. fébrile, je sors mon matériel et immortalise cette première rencontre (ce ton bleuté provient juste d’une mauvaise balance des blancs mais assez esthétique donc.. je l’ai laissé – voir ci-dessous). Ensuite, nous nous approcherons doucement, et durant plus d’une heure, resterons en leur compagnie, avant de les laisser, couchés, tranquilles, pour retourner dans la vallée.

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le troisième jour, nous avons demandé l’aide d’un guide local et c’est en essayant de suivre son rythme soutenu, que nous aurons la chance d’observer deux groupes différents.. une petite famille composée, comme la veille, d’un male, deux femelles et deux jeunes. L’autre groupe par contre est plus original.. il y a au moins 6 à 7 males, d’ages différents, une femelle avec un petit (plutôt téméraire qui provoque tous les adultes). Le ciel est clair, le vent pique… et en température, après avoir quitté la voiture à -30,5°c, nous devons atteindre – 45°C en ressenti… les doigts gèlent car la prise de vue avec des moufles, cela ne marche pas…

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Heureux et remplis de souvenirs (tant dans nos mémoires que dans celles de nos appareils photos), nous sommes conscients de la chance que nous avons eue de partager quelques instants avec des animaux préhistoriques, au graphisme surprenant. L’année prochaine, j’y reviens!

Il va de soi qu’il ya plusieurs centaines de photos qui ont été prises mais ici, pour des raisons techniques, je n’en ai pris que quelques unes, très rapidement.. sans post traitement pour illustrer l’article.

Si cela vous tente l’année prochaine, hormis la condition physique qui se doit d’être très bonne, .. envoyez moi un petit message.. je ne prendrais que 4 personnes.

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